‘’Art Lettre’’ mars 2013
Jean Marguin, tout un programme. Voilà un artiste atypique qui reste difficilement classable dans les multiples cases de l’Art contemporain. Ce sculpteur-ingénieur, inventeur d’une oeuvre originale s’expose dans les plus importants salons parisiens et ne laisse pas indifférent les visiteurs autant que les professionnels de l’Art qui regardent avec intérêt ces travaux singuliers. Cette oeuvre est proche de nous de par son sujet traité ; le temps. Avec des réveils en lévitation, des miroirs sans fin qui reflètent et entourent un mouvement pendulaire, la performance reste délicieusement scientifique ce qui n’exclue pas la note poétique de l’ensemble. Jean Marguin est un inventeur qui a donné une nouvelle image au temps qui passe inexorablement. Et dans sa phobie qui l’occupe à temps complet, il construit inlassablement des machines-sculptures qui nous informent de la fuite du temps. Ce génial "Géo-trouve- tout", que j’ose comparer à Tinguely avec une pointe de Calder, est un personnage discret, réservé mais aussi réaliste et méticuleux. Il chemine dans un monde où les aiguilles montrent aussi la direction de l’échéance fatidique. Marguin affronte l’être suprême qui est le temps. Le temps de lui et de ses semblables. Il enclenche les mécaniques de la vie. Avec sa façon toute personnelle, il sculpte l’évaporation du temps. Par des machines aux multiples rouages qui égrèneront chaque seconde, sans se soucier du temps qui passe et avec force bruitage, il met en évidence la complexité de la nature et les réflexes instinctifs de la vie.
Chaque fois que vous admirez une oeuvre de Marguin, vous pouvez entendre la convulsion des secondes qui se sont éteintes à jamais. Marguin est unique dans son genre, et comme il le dit lui-même, il a besoin d’une oeuvre utile. Aussi il a composé un langage particulier et créé une image faite d’enchevêtrements de ferrailles tournoyants mais calculés au plus juste pour mettre en évidence les désordres apparents du temps et de la vie. Si j’ai compris Marguin, je dirais donc que dans la vie, rien n’est hasard, tout est calcul. Le désordre ordonné est une astuce de la nature pour ne pas dévoiler la recette..
Régis Broustet : 06 87 08 78 54 – regis.broustet@wanadoo.fr

Vaucluse Matin, 30 juillet 2012
Le travail de Jean Marguin est fait de rigueur et de poésie. Ses structures métalliques mobiles, s'inspirant souvent des horloges, évoquent avec un humour froid l'inexorable écoulement du temps et le tragique de la condition humaine. Il nous captive par sa créativité artistique combinée à son expertise technique. Ses étonnantes"lévitations" magnétiques défient les lois connues de la pesanteur et pourraient nous faire croire au paranormal... Par ailleurs, le village de Gigondas doit au savoir technique de Jean Marguin la remise en fonctionnement de l'antique horloge de son campanile.

Exposition d’art contemporain
Du 10 au 26 juin 2012
Orangerie-Espace Tourlière, 66 rue d’Estienne d’Orves, Verrière

 
Du 10 au 16 juin, la saison culturelle propose sa dernière exposition de l’année qui réunit de nombreuses œuvres autour d’une contradiction : fixer ce fameux temps qui passe, matière insaisissable et fluide, qui semble toujours courir et nous échapper. Plusieurs artistes participent à cette exposition, dont Jean Marguin et ses mobiles originaux et ludiques.
 
Mêlant art et artisanat, l’exposition Mécaniques temporelles propose ainsi une variation autour du temps, décliné sur des supports aussi différents que la toile, le papier argentique ou encore le métal. Au centre de cette exposition, des œuvres étonnantes et réjouissantes, celles de Jean Marguin. Cet artiste, ingénieur de formation, se dit avoir toujours été passionné par les arts plastiques. Il associe cette double passion technique et plastique pour se consacrer entièrement à la déclinaison de fabuleuses petites mécaniques temporelles, égrainant de manière fascinante les heures et les jours. « Je poursuis mes recherches concrètes sur le temps et le mystère de l’instant présent, insaisissable et fugitif. Limite infiniment ténue entre un passé révolu et un futur en devenir » explique t-il au sujet de son travail.
 
Un temps (im)mobile L’artiste propose ainsi des mobiles temporels qui sont à la fois d’étonnantes œuvres d’art et une réflexion poétique voire philosophique sur le poids du temps qui passe. « Au premier regard, mes mobiles semblent dénués de toute fonctionnalité. Mais on découvre progressivement leur finalité quand ils s’animent sous l’action d’un poids qui descend lentement par gravité. (…) La seule façon de mesurer le temps est de le diviser, l’éclater, le ponctuer, l’atomiser. Les horloges mécaniques le font en hachant le mouvement de gravité d’un poids par l’entremise d’un mécanisme ingénieux. Mes horloges de métal tordu et soudé ne font pas exception » ajoute Jean Marguin. D’autres artistes fantaisistes ou plus sérieux viennent chacun contribuer à composer, pour notre plus grand plaisir, une exposition pleine de surprises drôles et poétiques.

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